Collectif Groom

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Loire et loge

Après avoir été charriée par la Loire, c’est une cabane qui semble s’être échouée sur le quai des Sarrazins à Chouzé sur Loire. Cette habitation légère paraît être la réplique — en bois — des cabanes de vignes présente sur les coteaux. Singulière, ses dimensions, sa facture rappellent la façon dont les vignerons pouvaient construire leurs loges. Constitué d’un seul matériau, ce refuge précaire est pensé comme un objet autonome, simple et rustique, abri de vie invitant à la contemplation.

On s’imagine avoir vu cette loge dériver sur la Loire, son bois est façonné par tous ses voyages, d’ailleurs sa construction est faite de mille et une planches issues du bocage ligérien. Cabane en dérive, à Chouzé, elle s’ancre, hésitante, au bord de l’eau, offrant la possibilité aux badauds et promeneurs à vélo de s’arrêter un moment pour défier le temps qui passe. C’est un lieu refuge propice au ralentissement.

Dehors, il est possible d’y accrocher les vélos comme on y attelait les chevaux, et s’y refugier pour attendre que l’orage passe ou pour bénéficier d’un espace de méditation hors du temps. La porte fermée, les habitants d’une journée, d’un soir peuvent s’allonger sur la couche centrale, et s’isoler. La porte ouverte, cette couche se transforme en table, devenant un point d’appui aux repas improvisés. Finalement cette loge des rives est un objet liant, formant une architecture de proximité ouverte sur le paysage, cherchant à abriter la vie.

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